Interview

de Nastasia noens

Bonjour Nastasia, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Nastasia Noens, je viens de Nice, je fais partie de l’équipe de France de ski alpin depuis 2006.

Quelles sont précisément tes épreuves en ski alpin ?

Je fais du slalom, et du slalom parallèle.

Les mondiaux (déjà trois podiums en slalom en Coupe du monde), les JO de Vancouver…tu as accumulé une certaine expérience, penses-tu que cela peut se révéler être une force, un avantage pour ces JO ?

Oui, j’ai une certaine expérience maintenant, mais ces deux dernières saisons ont été perturbées par une blessure (rupture des ligaments croisés en mars 2016 ) donc la reconstruction a été longue pour revenir à mon meilleur niveau.

Les J.O. en général sont-ils un objectif dans ta carrière ?

Oui complètement. C’est un événement incontournable, c’est vraiment une course à part à laquelle j’adore participer !

Comment se préparer aux JO ? Est-ce réellement un évènement particulier par rapport aux autres compétitions ?

Ce qui change beaucoup, c’est l’effervescence autour de cet événement. Depuis cette saison, les médias ne nous parlent que de cela. La préparation ne change pas beaucoup car notre circuit de Coupe du monde reste le même et on attaque notre première course en novembre. Mais il est extrêmement important d’atteindre notre pique de forme en février !

Quel effet cela te fait-il d’avoir représenté la France en 2010 à Vancouver, à Sotchi en 2014, et de la représenter à nouveau à PyeongChang en 2018 ?

Cela me rend très fière ! Je suis honorée de représenter mon pays, et bien entendu ma ville (Nice) aux J.O.

Comment te sens-tu à l’approche des épreuves ? As-tu des objectifs précis ?

Je n’ai pas d’objectifs de résultats en particulier.  Cette année, mon meilleur résultat reste une 9ème place. Je sais donc que j’ai encore du chemin pour jouer à nouveau parmi les meilleures mondiales. Mais cela ne m’effraie pas ! Bien au contraire, je suis déterminée à tout donner lors de ces 2 courses !

As-tu une bonne recette pour gérer la pression ?

En effet oui ! Je fais du coloriage avant mes manches.

J’ai toujours connu cela ; être une « nomade » en quelque sorte et voyager dans le monde entier, changer d’endroit toutes les deux semaines. J’aime ça, donc il n’y a pas d’impact réellement négatif sur ma vie personnelle. Heureusement, ma famille et mes amis s’adaptent souvent à moi en réalité.

Ton plus beau souvenir / le moment le plus fort de ta carrière ?

Mon premier podium en 2011 à Flachau (où je fais 3ème) et les championnats du monde à Val d’Isère en 2009 où l’ambiance était incroyable. Les Niçois et ma famille avaient même fait le déplacement !

Que penses-tu de la place des femmes dans le ski alpin ou dans le sport de manière générale ?

La femme a sa place aujourd’hui dans le sport. Elle apporte de la fraicheur, de la force, et en même temps de l'élégance. Il y aura toujours des inégalités mais je trouve que cela évolue dans le bon sens.

Quand ta passion pour le ski s’est-elle révélée ? As-tu toujours pratiqué cette discipline ou bien également d’autres sports (qu’il s’agisse de sports d’hiver ou non, pour le loisir ou en compétition) ?

Très tôt j’allais skier (dès l'âge de 3ans) avec mes parents. En parallèle je faisais aussi de la natation en compétition. En 6ème j’ai dû faire un choix et je suis partie en internat à Saint-Etienne de Tinée à une heure de Nice pour privilégier le ski.

As-tu un modèle, un compétiteur que tu admires ? (De manière générale) Si Oui, pourquoi ?

J’admire Marlies Schild (skieuse autrichienne). J’ai toujours aimé son ski et sa personne. Sebastien Loeb m’inspire beaucoup lui aussi. J’ai toujours rêvé de participer à un rallye à ses côtés !

 

Comment un skieur alpin peut-il gérer la peur ? Car les descentes sont en réalité vertigineuses et en temps que spectateur cela parait spectaculaire de pouvoir descendre comme vous le faites.

 

Je fais du slalom. C’est la discipline la plus technique, la plus explosive ! Quand je regarde les descendeurs je me dis qu'on ne fait pas le même sport ! 

Ensuite il y a aussi de nouveaux moyens de récupération et des nouvelles machines en préparation physique.

Quels sont tes objectifs à long terme? Tant au niveau sportif que professionnel ?

Je vise les Mondiaux à Are en 2019, et une victoire en Coupe du monde. Pour la suite, tout dépend d’où je poserai mes valises mais j’aimerais rester dans le monde sportif.

Un mot sur la place du ski alpin ou des sports d’hiver en France ?

Il y a une grande équipe de France depuis quelques années, et ce, dans toutes les disciplines. Cela a eu un impact positif sur les sports d’hiver qui deviennent de plus en plus médiatisés en France.

Un conseil pour les jeunes qui voudraient suivre ta voie ?

Il faut croire en ses rêves et donner toujours le meilleur de soi-même pour atteindre ses objectifs !

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