Rencontre avec Julia Simon

Biathlète des J.O. de Pyeongchang

Bonjour Julia, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Julia SIMON, je suis née le 9 octobre 1996 à Albertville. Je vis dans le massif du Beaufortain à Villard / Doron. Je pratique le biathlon en équipe de France.

 

Quelles sont précisément tes épreuves en biathlon ? Quelles en sont les règles ?

C’est un sport où nous avons la chance d’avoir plusieurs épreuves :

  • Le sprint : 7,5 km où nous avons deux tirs à réaliser, un couché et un debout. Un tour de pénalité d’environ 20sec par balle manquée.

  • La poursuite : Nous partons en fonction des résultats du sprint. 10km à réaliser avec quatre tirs, le premier qui passe la ligne a gagné.

  • Individuel : 15 km avec quatre tirs, une pénalité d’une minute par balle loupée.

  • Mass start : Départ groupé, 12,5 km à réaliser avec quatre tirs.

  • Les relais : Composés de 4 coureurs, une distance de 6 km pour les filles et 7,5 km pour les garçons avec deux tirs. La particularité du relais est que nous avons 3 balles de pioche en plus par tir si nous n’arrivons pas à abattre nos cibles.

 

Les J.O. de PyeongChang, sont-ils ta première sélection pour les olympiades d’hiver ?

PyeongChang seront mes premiers Jeux Olympiques.

 

Etait-ce un objectif de carrière ? Comment as-tu accueilli la nouvelle ?

Oui, les J.O. sont un objectif de carrière, c’est un très bel événement où l’on a envie de performer et de décrocher une médaille, c’est un rêve d’enfant pour moi !

Je suis très heureuse de pouvoir prendre part à cet évènement hors norme même si je suis du voyage avec le statut de remplaçante et que je ne serai pas alignée sur les compétitions.

 

Comment se préparer aux JO ? Est-ce réellement un évènement particulier par rapport aux autres compétitions ?

Ce qui font des J.O. une course particulière, c’est l’ambiance, les médias, les attentes extérieures.

Je n’ai jamais été au départ d’un tel événement mais je pense que nous sommes seuls derrière le portillon de départ, notre carabine sur le dos et nos skis aux pieds comme lors de chaque départ de course, il faut donc essayer de rester nous-mêmes et faire ce que l’on fait de mieux.

"Ce qui font des J.O. une course particulière, c’est l’ambiance, les médias, les attentes extérieures."

As-tu une bonne recette pour gérer la pression ?

Il n’y a pas de recette miracle, chacun a sa manière de gérer les choses, la musique, la lecture peuvent aider à laisser l’esprit s’évader. L’expérience aide aussi à mieux gérer la pression !

 

As-tu déjà connu des situations critiques à gérer ?

J’ai connu les blessures et une baisse de performance.

Pour les blessures, il faut apprendre à être patiente, écouter son corps et accepter de prendre du repos, chose qui n’est pas facile quand l’on voit les collègues s’entrainer.

Pour mon hiver sans résultats, une non sélection aux Championnats du Monde Junior n’avait pas été facile à gérer. Il faut réussir à rester positive, trouver de nouveaux objectifs et se dire que l’on travaille pour les années à venir.

 

Quel est l’impact de ta vie de sportive de haut niveau sur ta vie privée ?

Une vie de sportive de haut niveau demande forcément des sacrifices, nous avons une hygiène de vie très importante. Les sorties entre amis, les soirées, sont moins nombreuses que pour des jeunes de notre âge mais nous avons la chance de vivre de très beaux moments grâce à notre sport.

 

Ton plus beau souvenir / le moment le plus fort de ta carrière ?

J’ai beaucoup de bons souvenirs qui remontent à mon esprit, mon premier titre de championne du monde jeune de relais avec les copines par exemple, mon titre de championne d’Europe de poursuite car j’avais vécu un début de saison très compliqué ou encore ma première coupe du monde en Allemagne.

 

Tu es à l’aube de ta carrière, quels sont tes objectifs à long terme? Tant au niveau sportif que professionnel ? Est-ce que le biathlon peut devenir un métier ?

J’aimerais pouvoir m’installer sur le circuit coupe du monde et y performer ainsi que de faire de mon sport un métier. Pour cela deux organismes aident les sportifs dans leur carrière, la Douane ainsi que l’Armée.

Un mot sur la place du biathlon ou des sports d’hiver en France ?

Je pense que le biathlon est un sport qui commence à être connu grâce notamment à Martin Fourcade et la Chaine L’équipe qui retransmet gratuitement les épreuves.

 

Un conseil pour les jeunes qui voudraient suivre ta voie ?

Je pense que l’une des choses les plus importantes est de prendre du plaisir dans ce que l’on fait !

 

Penses-tu que ta jeunesse/le fait que tu sois au début de ta carrière peut se révéler être une force pour ces JO ?

Je ne pense pas que ce soit une force, les JO restent un événement unique donc chacun est très motivé et heureux de faire partie de cet événement.

 

Quand est-ce que ta passion pour le biathlon s’est-elle révélée ?

J’ai chaussé les skis très tôt vers l’âge de 2 ou 3 ans avec mon père. Ensuite, je suis allée au Club des Sports des Saisies en ski alpin. Nous faisions un peu de ski de fond en parallèle et très vite j’ai compris que malgré les efforts à fournir, j’étais plus à l’aise dans cette discipline. Vers l’âge de 8 ans, j’ai dû choisir entre les deux et c’est donc sans hésitation que je me suis retrouvée en section nordique. A l’âge de 16 ans je me suis tournée vers le biathlon où j’ai intégré le Comité de Ski de Savoie puis l’Equipe de France de Biathlon. 

 

As-tu un modèle, un compétiteur que tu admires ? (De manière générale) Si Oui, pourquoi ?

Dans mon sport je trouve Martin Fourcade très impressionnant, il fait preuve d’une très grande maitrise et d’une capacité d’adaptation que j’admire.

Je suis aussi très admirative de la Norvégienne Marit Bjoergen pour l’ensemble de sa carrière. 

 

 

Propos recueillis par Joséphine Guérin

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