Interview de Taïna Barioz

Membre de l'équipe de France de ski alpin,
 
spécialisée dans le slalom géant

Interview de
Marie-Amélie Le Fur

Athlète Handisport

Bonjour Taïna, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Je m’appelle Taïna Barioz, 30 ans, membre des équipes de France de ski alpin depuis 2005. Douanière et membre du club des sports de Courchevel. Ma spécialité est le slalom géant.

Pouvez-vous nous raconter vos premiers souvenirs sur la neige ?
C’est avec mon papi, qui m’emmenait sur les pistes dès mes 3 ans. Il me prenait entre ses jambes pour monter au téléski car j’étais trop petite pour le faire toute seule. J’adorais skier et j’adorais aller boire le chocolat chaud bien réconfortant après l’effort!

Pourriez-vous nous raconter le meilleur souvenir de votre carrière professionnelle ?

On me pose souvent la question et je n’ai pas un souvenir en particulier. Je suis sur le circuit coupe du monde depuis 2006 et j’ai des tonnes de bons souvenirs gravés. Ils ont plusieurs facettes, aussi bien des bons résultats que des moments de vie de groupe incroyables, des rencontres aussi... je ne peux pas résumer ma carrière à un souvenir, c’est impossible.


Vous avez subi beaucoup de lourdes blessures au cours de votre carrière, comment se passe la rééducation après chaque blessure ? 
Effectivement, la blessure fait partie de la vie du sportif de haut niveau. Il est rare que les skieurs y échappent. J’accepte le risque. Chaque blessure est différente mais nous sommes très bien accompagnés en France, notamment avec la cellule réathlétisation de la fédération française de ski. Elle est basée au centre nationale d’entraînement à Albertville. C’est une grosse cellule qui nous prend en charge tout au long de notre rééducation, jusqu’au retour à la compétition. Ils m’ont remise sur pieds à plusieurs reprises et je les en remercie.

 

Y a-t-il une peur de se re-blesser ?
Forcément, il y a toujours une petite crainte de se blesser de nouveau et parfois il faut un peu de temps pour l’accepter et reprendre confiance. Puis, petit à petit, on met de côté ces pensées car notre corps et notre esprit ont retrouvé leur force. C’est impératif de ne pas penser à une éventuelle blessure pour pouvoir skier vite et en pleine confiance. 

 

Où trouvez-vous la motivation de revenir plus forte après chaque blessure ?
C’est en général un long chemin de croix pour se remettre d’aplomb et retrouver l’énergie nécessaire pour se remettre en selle après une blessure. Mais même si il faut d’abord encaisser le coup, j’ai toujours pris les blessures comme un défi de plus à relever et une opportunité d’apprendre toujours plus. Je ne sais pas si je suis revenue plus forte, mais en tout cas j’en suis ressortie grandie.

Pouvez-vous nous raconter l’ambiance des JO ? Comment faites-vous pour à la fois profiter et vous concentrer sur la compétition ?
Les Jeux Olympiques sont une expérience unique. C’est comme être dans un autre monde pendant deux semaines. C’est génial de pouvoir côtoyer des athlètes du monde entier et de disciplines complètement différentes. Il y a un vrai partage très enrichissant. Tout est centré autour de l’athlète, et tout est fait pour la performance. C’est un régal de s’entrainer et de courir dans ces conditions. C’est aussi très plaisant de courir pour son pays et de soutenir tous les autres athlètes français sur leurs compétitions respectives. Il y a un réel esprit d’équipe et chacun peut y puiser des forces et de l’énergie.
Je pense que pour profiter des Jeux mais rester compétitif il suffit juste de continuer à agir comme le reste de l’année. Garder sa routine d’entraînement et sa rigueur sur l’hygiène de vie mais s’accorder des moments plus cools qui sont nécessaires pour s’aérer la tête. Par exemple, profiter pour aller voir une autre épreuve ou profiter des installations du village olympique pour s’amuser et décompresser.

Les JO sont la compétition la plus importante pour un sportif, comment vous préparez-vous pour être au top le jour J ?

Les JO sont très importants mais en ski alpin il y a toute une saison coupe du monde autour. Nous préparons la saison entière JO inclus. C’est un travail de longue haleine, parfois sur deux saisons. C’est de la rigueur, du travail et un plan bien rodé. Il faut savoir s’adapter en permanence et être prêts à toutes éventualités comme les conditions climatiques, les blessures...

En moyenne, combien de temps dure la carrière d’un skieur professionnel ?
Il n’y a pas vraiment de règle mais on va dire une quinzaine d’années pour les plus longues. Le ski est un sport très sollicitant pour le corps, qui demande beaucoup d’énergie et d’explosivité.

 

Pour finir, quels sont vos objectifs pour la saison à venir?
Pour cette saison, l’objectif est de m’amuser à fond sur mes skis parce que le sport reste un jeu. Profiter de chaque compétition pour repousser mes limites et relever des défis. De manière plus concrète, il y aura les championnats du monde au mois de février en Suède. Un événement que j’ai coché!

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